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« StopCovid » : l’application de suivi bientôt déployée

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire lié à l’épidémie de COVID-19, et plus particulièrement de la stratégie globale de « déconfinement », la France élabore une application mobile de suivi des contacts des personnes testées positives au Covid-19.

Cette application permettra de prévenir ses utilisateurs s’ils ont croisé une personne atteinte du virus grâce à une alerte sur leur téléphone. Le nom de cette application : “StopCovid »

Comment fonctionne cette application ? Quelles sont ses limites ? Quand sera-t-elle disponible ?
Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts de France, détaille dans cet article la future application “StopCovid”.

Comment fonctionnera l’application ?

Mise en place par le Gouvernement, son principe de fonctionnement sera simple. Les utilisateurs devront installer l’application volontairement sur leur smartphone. Elle ne sera pas obligatoire.

Les personnes positives au Covid-19 se déclarent sur « StopCovid ». Lorsque les smartphones de deux personnes qui ont installé l’application vont se croiser, le mobile de l’un va détecter les références de l’autre via la connexion Bluetooth. Si l’une personne s’est déclarée positive sur l’application, une notification automatique apparaît sur le smartphone via l’application chez la personne croisée. La technologie Bluetooth permet d’estimer la distance entre deux smartphones en mesurant la puissance du signal.

Singapour utilise déjà une application identique à “StopCovid”, “TraceTogether”. Elle enregistre les rencontres entre deux personnes dans un rayon de deux mètres. Les données sont conservées, de manière chiffrée, pendant 21 jours sur le téléphone. Le ministère de la Santé peut y accéder sur demande pour identifier les personnes ayant été en contact”.

Quelles seraient les informations utilisées par l’application ?

Afin d’obtenir une large adhésion des français, ce projet d’application fait l’objet d’une démarche transparente et ouverte de la part du Gouvernement.

C’est pour cette raison que le Secrétariat d’Etat chargé du numérique, qui co-pilote le projet avec le Ministère des solidarités et de la santé, a saisi la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) le 20 avril 2020, afin qu’un avis soit rendu en amont des débats parlementaires plusieurs fois repoussés.

Suite à cette demande, la CNIL a publié le 24 Avril son avis sur le projet d’application mobile. Dans ce rapport, Marie-Laure DENIS , Présidente de la CNIL, « estime le dispositif conforme au Règlement général sur la protection des données (RGPD) si l’on respecte certaines conditions. Elle relève que le projet du gouvernement apporte un certain nombre de garanties, notamment l’utilisation de pseudonymes. L’application ne serait utilisée que sur la base du volontariat. Ses modalités de mise en œuvre viseraient à minimiser toute identification directe ou indirecte des personnes qui y auraient recours. »

Le consentement nécessitera d’informer les utilisateurs sur plusieurs points :

  • quelles sont les données concernées,
  • qui les utilise,
  • avec qui sont-elles partagées,
  • pour quelle finalité,
  • et pour combien de temps.

« Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de case pré-cochée”, insiste-t-elle

La CNIL demande à pouvoir se prononcer à nouveau après la tenue du débat au Parlement (probablement la semaine du 25 mai). Elle souhaite examiner les modalités définitives de mise en œuvre du dispositif, en cas de décision d’y recourir. En effet, la question du “traçage” peut poser des questions fondamentales sur les libertés publiques.

Quand sera-t-elle disponible ?

Le Premier ministre Edouard Philippe s’y était engagé le 28 avril. « Pour l’heure, compte tenu des incertitudes sur l’application « StopCovid », le débat est un peu prématuré. Mais je confirme mon engagement : lorsque l’application fonctionnera et avant sa mise en œuvre, nous organisons un débat spécifique, suivi d’un vote spécifique ».

L’objectif est d’éviter un nouveau départ de l’épidémie suite au déconfinement. Cédric O,  secrétaire d’État au numérique, a annoncé l’entrée du dispositif en phase de test dès le 11 mai. Il sera ensuite présenté aux députés la semaine du 25 mai. Son déploiement au grand public pourrait alors avoir lieu à partir du 2 juin.

Cet article vous a intéressé ? Dites le nous dans les commentaires ci-dessous ! Retrouvez nos autres articles sur les mesures prises pour la crise du coronavirus Covid-19 sur le blog de Valoxy :

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