Logo Valoxy
Photo extérieur Valoxy

Rue du Pré Catelan
La Madeleine, Nord-Pas-de-Calais
Tél : +33 (0) 3 20 39 33 47

Qu’est-ce que les soldes intermédiaires de gestion ?
4 (80%) 1 vote

Qu’est-ce que les soldes intermédiaires de gestion ?

De nombreux créateurs d’entreprise négligent le calcul des soldes intermédiaires de gestion (SIG). Pourtant, ces ratios font partie intégrante du compte de résultat prévisionnel, élément central du business plan. Que sont les soldes intermédiaires de gestion ? À quoi servent-ils ? Comment les calculer ? Pour convaincre son banquier, rien de tel qu’un prévisionnel financier complet !

Valoxy fait le point.

création d'entreprise et expertise comptable : les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Business plan : pensez à présenter les soldes intermédiaires de gestion.

Les soldes intermédiaires de gestion, à quoi ça sert ?

Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) sont des indicateurs. Ils permettent de visualiser en un clin d’œil la nature des dépenses de l’entreprise et le poids de ces dépenses sur son chiffre d’affaires. Ils font ressortir celles qui pèsent le plus et sont à corriger. Les SIG analysent la politique financière de l’entreprise.

Les soldes intermédiaires de gestion : quand les calculer, où les inclure ?

Les SIG s’imbriquent dans le compte de résultat. Dans le cas d’un business plan, ils sont à calculer après avoir complété ses prévisions financières. Le créateur d’entreprise pourra alors faire le point sur sa stratégie budgétaire et effectuer d’éventuelles corrections.

Les soldes intermédiaires de gestion : quels ratios ?

Les soldes intermédiaires de gestion, un élément du business plan

Les SIG font parti du prévisionnel

Les SIG décortiquent les données comptables inscrites au compte de résultat. Ils apparaissent tout au long du tableau sous forme de ratios ou de résultats brut permettant de comprendre comment le résultat de l’entreprise à été réalisé. Ils peuvent être établis sur un ou plusieurs exercices contribuant à se faire une idée assez précise de la santé financière de l’entreprise étudiée. Lors d’une analyse financière poussée, ils sont complétés par d’autres ratios plus techniques.

1er SIG : la marge sur coûts variables

La marge sur coûts variables est aussi appelée marge de production (dans le cas d’une entreprise de production) ou marge commerciale (dans le cas d’une entreprise de services). Elle est la différence entre le chiffre d’affaires et les charges variables (coûts d’achat des marchandises ou des matières premières).

On y retranche ou y ajoute également la variation des stocks.

Cette étape visualise le poids des charges variables sur le chiffre d’affaires ; ramené à l’unité, le coût de revient sur le prix de vente. Quel est le coefficient de marge ? Se situe-t-il dans la moyenne du secteur d’activité concerné ? Faut-il ajuster le prix de vente ou baisser le coût de revient, par exemple en changeant de fournisseur ?

2e SIG : la valeur ajoutée (VA)

La valeur ajoutée se calcule en retranchant les « charges externes » de la marge sur coûts variables évaluée ci-dessus. Les charges externes sont les dépenses courantes de l’entreprise (loyers, forfaits de téléphone, frais de déplacement, fournitures diverses, frais d’hébergement internet, frais bancaires, honoraires comptables ou autres, etc.).

Les charges externes incluent absolument toutes les dépenses possibles, sauf les matières premières et marchandises (qui sont les charges variables), les taxes et impôts, les frais liés à un prêt bancaire et les dépenses liées aux salaires et rémunérations des dirigeants.

La valeur ajoutée représente la richesse créée par l’entreprise une fois ses charges variables et ses dépenses courantes liquidées. Quel est le poids des dépenses courantes sur le chiffre d’affaires ? Faut-il réaliser de menues économies ?

business plan : ne pas oublier les SIG

La valeur ajoutée : un solde intermédiaire de gestion important

3e SIG : l’excédent brut d’exploitation (EBE)

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) se calcule en retranchant les « charges internes » de la valeur ajoutée évaluée ci-dessus. Voilà une partie du compte de résultat que les dirigeants ont en horreur !

Les charges internes représentent les taxes et impôts divers (sauf l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur le revenu selon le statut juridique choisi). On y inclut par exemple la cotisation foncière des entreprises.  Les charges internes comprennent également l’ensemble des dépenses sociales (rémunérations et cotisations sociales des dirigeants, salaires bruts des employés, charges patronales).

Remarque : les éventuelles subventions sur salaires sont prises en compte en produit et non en dépense.

En voilà un SIG qui passionne les grandes sociétés car il permet d’étudier le poids de la masse salariale sur l’entreprise et/ou le niveau de rémunération des dirigeants.

4e SIG : le résultat avant impôt

Le résultat avant impôt se calcule en retranchant les « autres charges » de l’excédent brut d’exploitation évalué ci-dessus.

Les autres charges représentent les dépenses liées à un emprunt (frais de garantie, intérêts bancaires, intérêts au compte courant d’associé). Le résultat avant impôt visualise le niveau d’endettement de l’entreprise. Il montre sa politique financière.

Attention : les « autres charges » ne comprennent pas le montant du capital de l’emprunt à rembourser. Effectivement, les SIG se calculent en fonction des charges déductibles de l’entreprise et non de ses charges effectives. En l’occurrence, le capital de l’emprunt n’est pas une dépense déductible.

5e SIG : le résultat net

Le résultat net (en déficit ou en bénéfice) se calcule en retranchant l’impôt sur les sociétés (ou l’impôt sur le revenu selon le statut juridique) du résultat avant impôt évalué ci-dessus.

Dans le cas d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés, lors d’un bénéfice net, il représente le montant des dividendes qui seront distribuées aux investisseurs associés à l’entreprise (sous certaines conditions légales).

Les SIG sont bel et bien des intermédiaires au compte de résultat. Ils font le point sur la politique financière de l’entreprise, au fur et à mesure des dépenses et au fur et à mesure des années.

création d'entreprise : le calcul des soldes intermédiaires de gestion

Créateur d’entreprise : comment calculer les soldes intermédiaires de gestion ?

En résumé visuel, on obtient :

Chiffre d’affaires

 – charges variables

= marge sur coûts variables

– charges externes

= valeur ajoutée

– charges internes

= excédent brut d’exploitation

– autres charges

 = résultat avant impôt

– impôt (sur les sociétés ou sur le revenu)

 = résultat net

Les soldes intermédiaires de gestion, en valeur ou en proportion

Les SIG se calculent d’abord en valeur, mais les banques apprécient les pourcentages pour leur caractère plus parlant.

C’est en évaluant le poids des différentes dépenses de l’entreprise sur son chiffre d’affaires que les SIG se retranscrivent en proportion. Ainsi, le compte de résultat s’analyse en un clin d’œil.

Les études de marché réalisées par les cabinets statistiques dévoilent de nombreux ratios clés. Tout créateur d’entreprise peut donc aisément se mesurer à la concurrence et valider la bonne adéquation de ses SIG avec son secteur d’activité.

Avant de présenter un business plan à la banque, n’oubliez pas vos soldes intermédiaires de gestion !

créateur d'entreprise : noublier pas les soldes intermédiaires de gestion (SIG) dans votre business plan

Laisser un commentaire

Pas de commentaire

Ne cherchez plus l'information...

Avec nos newsletters, vous allez rester au top de l’actualité .

Vous pourrez vous désinscrire à tout moment.