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La fiscalité du loueur en meublé non professionnel
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La fiscalité du loueur en meublé non professionnel

Le développement des sites de location d’appartement entre particuliers a fortement influencé le marché de l’immobilier, poussant les investisseurs à entreprendre une activité de loueur en meublé non professionnel. Ce statut est intéressant non seulement à cause du marché qui s’y rattache mais également parce que l’activité de loueur en meublé non professionnel bénéficie d’une fiscalité avantageuse.

Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts de France, analyse dans cet article les différentes options fiscales qui s’offrent au loueur en meublé non professionnel.

1. Une activité considérée comme relevant de la pratique commerciale

Afin de bien de comprendre les spécificités de l’activité de loueur en meublé, il est important de préciser que cette activité est considérée fiscalement comme une activité commerciale.

En cela elle se différencie de l’activité de location nue qui, elle, est considérée comme une activité civile.

Cette distinction va expliquer la différence d’imposition entre les activités. Elle a aussi des conséquences importantes sur le plan juridique. Ainsi, il n’est pas possible d’exercer une activité de loueur en meublé dans une Société Civile Immobilière imposée à l’Impôt sur le Revenu puisque la SCI (comme son nom l’indique) est destinée à une activité civile. (voir notre article Les dépenses déductibles pour les SCI assujetties l’IR)

A noter que cela serait possible dans une SCI à l’Impôt sur les Sociétés puisque dans ce cas la SCI applique les mêmes règles comptables et fiscales que les sociétés commerciales.

2.L’imposition forfaitaire des revenus

Pour les revenus fonciers, les contribuables ont la possibilité d’opter pour un abattement forfaitaire de 30% sur leurs revenus fonciers dès lors que ceux-ci n’excèdent pas 15 000 € par an.

Les revenus tirés de l’activité de loueur en meublé peuvent bénéficier de l’abattement de 50% prévu pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 70 000 € (dans le cadre du régime micro-BIC).

Dans les deux cas, les revenus resteront soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17.2%.

  • L’imposition au réel des loueurs en meublé.

Le vrai intérêt fiscal de l’activité de loueur en meublé professionnel réside dans l’option de l’imposition au régime réel. En effet dans ce cas, il conviendra d’appliquer les règles fiscales et comptables des sociétés commerciales.

Concrètement, cela signifie que toutes les dépenses engagées dans l’intérêt de la structure seront déductibles. Ce qui n’est pas le cas pour les revenus fonciers dont les charges déductibles sont définies légalement.

Cela signifie aussi que le loueur en meublé va pouvoir amortir l’immeuble et que cette charge sera déductible. Il est donc possible de créer une charge non décaissable (un amortissement traduit l’usure d’un bien, il s’agit d’une écriture comptable sans impact sur la trésorerie) mais déductible du résultat imposable. Les meubles acquis pourront également faire l’objet d’un amortissement.

Attention, les amortissements ne peuvent pas contribuer à créer ou à augmenter le déficit d’une société ayant une activité de loueur en meublé. La part des amortissements qui viendraient créer ou augmenter un déficit est donc retraitée fiscalement mais elle reste déductible si, dans les exercices suivants, la société était amenée à avoir un résultat bénéficiaire  (et ce sans limitation de durée).

Lors de la revente du bien, la plus-value sera calculée sur la valeur d’acquisition (selon les règles des plus-value immobilière des particuliers). L’amortissement pratiqué n’aura donc pas de conséquences en cas de cession de l’immeuble.

Nous comprenons désormais pourquoi le statut de loueur en meublé semble si avantageux. En effet, pour un investisseur, il est possible de déduire les charges réelles sans que celles-ci ne soient limitativement énumérées comme pour les revenus fonciers, et d’amortir le bien immobilier, créant ainsi une charge non décaissable, sans que cela n’ait d’impact lors de la revente.

Cependant, l’activité de loueur en meublé présente également un certain nombre de difficultés notamment au niveau juridique (encore plus si l’activité passe par une plateforme de mise en relation). Il est donc conseillé de bien réfléchir à son projet avant de se lancer.

Pour plus d’informations sur la location en meublé, appelez notre service juridique, et retrouvez nos articles sur le blog de Valoxy :

location non meublée

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