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Déterminer les flux de trésorerie attendus d’un projet
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Déterminer les flux de trésorerie attendus d’un projet

Lorsqu’une entreprise veut déterminer les flux de trésorerie attendus d’un projet, elle doit dresser un plan de trésorerie prévisionnel. Cet outil lui permet notamment :

  • de comprendre les fluctuations de la trésorerie (saisonnalité, variation…),
  • de se faire une idée sur les besoins de financements liés au projet ou à sa situation,
  • de s’apercevoir de l’impact de certaines décisions sur la trésorerie,
  • de connaître les raisons liées à un problème de cash.

Ce plan de trésorerie est idéalement réalisé sur un tableau Excel, dans lequel devront apparaître tous les mois et pendant une période au moins égale à un exercice, les soldes d’exploitation et les soldes hors exploitation. Cela permettra d’estimer la trésorerie de l’entreprise à chaque fin et début de mois, sous forme de tableau, et de voir quand seront payés les différents postes de dépenses. Bien évidemment chaque dépense sera enregistrée en TTC puisqu’on prend en compte un flux de trésorerie.

Dans cet article, Valoxy, cabinet d’expertise comptable dans les Hauts de France,  vous propose d’étudier la manière de déterminer les flux de trésorerie pour réaliser votre plan, en faisant apparaître les soldes d’exploitation (encaissements et décaissements liés à l’activité principale), et les soldes hors exploitation (encaissements et décaissements qui ne sont pas directement liés à l’activité de l’entreprise).

Le solde d’exploitation – les flux de trésorerie attendus :

Lorsqu’une entreprise veut déterminer les flux de trésorerie futurs, elle va d’abord calculer le solde d’exploitation formé par la somme des encaissements et des décaissements d’exploitation.

Les encaissements d’exploitation :

Votre plan de trésorerie doit faire apparaître chaque mois et de manière chronologique, la somme de tous les encaissements d’exploitation, c’est-à-dire tous les postes qui encaisseront un financement directement en lien avec le projet. On y trouvera notamment le montant des ventes, des honoraires ainsi que les autres recettes à encaisser.

Concrètement, cela consiste à calculer l’ensemble des encaissements sur les ventes à venir.

Néanmoins, il faut penser à répartir les flux en fonction des délais de paiement atflux de trésorerietendus. En effet, les délais de paiement varient beaucoup d’un secteur économique à l’autre. Pour profiter d’un outil pertinent, il convient de les intégrer comme clef de répartition des sommes perçues. Concrètement, l’encaissement d’une créance apparaîtra dans le plan de trésorerie non pas à sa date de création, mais à la date à laquelle elle sera payée.

Par exemple, un client X paie 100 euros 30% TTC au comptant, et 70% TTC un mois plus tard, en M+1. Dans les encaissements d’exploitation, 30 euros apparaîtront en M, et 70 euros en M+1.

Les décaissements d’exploitation :

Parallèlement aux encaissements d’exploitation, le plan de trésorerie prévisionnel doit faire apparaître les décaissements d’exploitation, c’est à dire tous les postes directement en lien avec le projet, pour lesquels un montant financier sera décaissé, en l’occurrence :

  • Les décaissements sur les achats, qui se calculent à partir des prévisions d’achats (matières premières, marchandises, biens semi-finis, fournitures, …), tiendront compte des caractéristiques liées à la nature de chaque achat comme par exemple la saisonnalité, le délai de livraison, les dates de péremption… Les achats prévisionnels seront enregistrés dans le tableau à leur date de paiement, il faut donc intégrer les conditions de paiement appliquées par l’entreprise (délai de paiement, acompte, escompte, …).
  • Les autres charges d’exploitation, seront évaluées à partir des autres charges externes. Une fois encore la répartition des paiements se fera en fonction d’une clef propre à l’entreprise.
  • Le paiement des salaires nets (sans charges sociales). Ils se répartissent au réel en prenant soin de bien prendre en compte les rémunérations particulières (primes, chèques vacances, ….).
  • Le paiement des charges sociales (issues des salaires) se calcule à partir du taux de charges à appliquer sur les salaires et se répartit en fonction des dates auxquelles les organismes sociaux appellent les cotisations.
  • Les impôts et taxes d’exploitation, qui se calculent également mensuellement en fonction de votre régime d’imposition (êtes-vous soumis à l’IR, à l’IS etc.).
  • La TVA à payer.

Le solde hors exploitation – flux attendus :

Après avoir listé, évalué et planifié les flux financiers directement liés à l’activité de l’entreprise, il faut ensuite faire apparaître le solde hors exploitation à partir des flux financiers qui ne sont pas liés à l’exploitation de l’entreprise.

Les encaflux de trésorerieissements hors exploitation :

Votre plan de trésorerie listera et agrègera l’ensemble des encaissements hors exploitation. On mentionnera par exemple les cessions d’immobilisations ou les éventuels nouveaux emprunts contractés. Comme pour l’ensemble des flux, ces encaissements doivent être enregistrés à la date à laquelle ils sont perçus, et en TTC.

Les décaissements hors exploitation :

Parallèlement aux encaissements hors exploitation, le plan de trésorerie prévisionnel doit faire apparaître les décaissements hors exploitation comme :

  • Les investissements qui sont des dépenses exceptionnelles,
  • Les échéances de remboursement d’emprunt. Il s’agit ici des éventuelles annuités de remboursement d’emprunt,
  • Les autres dettes,
  • Les acomptes sur IS exigibles. Il y en a 4 dans l’année à payer normalement,
  • Les éventuels dividendes versés aux actionnaires.

Le solde global mensuel

Le solde global est la somme du solde d’exploitation et du solde hors exploitation. Il peut être positif ou négatif. Il apparaît de manière mensuelle pour suivre l’impact de l’activité sur la trésorerie mois par mois ainsi qu’en cumul afin de suivre l’évolution de la trésorerie de l’entreprise.

L’ajustement :

Le solde global mensuel (qui peut être négatif), additionné au montant de la trésorerie en début de mois, est égal au montant de la trésorerie en fin de mois, avant ajustement. L’ajustement va consister à ajouter au montant de la trésorerie en fin de mois des montants tels que les autres crédits court terme, des intérêts sur escompte et crédits CT, des en-cours placements, et d’éventuels intérêts et dividendes sur placements. Le montant obtenu sera la trésorerie de fin de mois après ajustement.

 

tableau de bord

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