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Développer son activité à l’étranger : le bureau de liaison
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Développer son activité à l’étranger : le bureau de liaison

Il existe un certain nombre de moyens pour une entreprise de pénétrer de nouveaux marchés à l’étranger notamment.

Il existe, pour ce faire, des structures plus ou moins lourdes juridiquement et fiscalement pour y parvenir : joint-ventures, succursales, filiales,…

Les entreprises peuvent aussi choisir de créer une structure légère notamment si le but est de tester le marché à intégrer en créant un bureau de liaison ou de représentation.

I. Le principe d’un bureau de liaison

Le bureau de liaison sert principalement de poste d’observation pour une société mère basée à l’étranger.le principe d'un bureau de liaison

Ce type de structure va lui permettre de contacter des interlocuteurs locaux comme des fournisseurs, des administrations ou encore des prospects pouvant lui fournir des informations, assurer sa communication et sa publicité,…

Le bureau de liaison reste cependant limité en ce sens qu’il ne permet pas de conclure de contrats au nom et pour le compte de la société mère car son activité n’est pas d’assurer une activité commerciale comme une véritable structure d’exploitation.

Ce bureau est un point de relais qui doit préparer une négociation de contrats commerciaux entre la société mère basée à l’étranger et les clients contactés. Les contrats, factures,… doivent émaner de ma société mère néanmoins.

II. Le statut juridique du bureau de liaison

Le bureau n’est pas une société à part entière, il n’a donc aucune personnalité morale.

Il ne dispose d’aucun patrimoine social de celui de la société mère qui va le créer, il n’a pas de dénomination sociale propre, ni de capital social. Il ne reste qu’une émanation de la société mère.

En cas de difficultés financières, la société mère sera alors tenue des dettes.

Le bureau est généralement dirigé par un représentant qui doit avoir le pouvoir de négocier et d’engager la société mère dans ces négociations sans toutefois avoir le pouvoir de conclure le contrat par lui-même.

III. La création d’un bureau de liaison

Ne s’agissant pas d’une véritable société, les formalités de création ne sont pas excessivement lourdes et ne nécessitent que peu de formalisme.

création d'un bureau de liaisonSi l’on prend un exemple pour la création d’un tel bureau en France, les formalités seront les suivantes :

  • Une déclaration d’existence auprès du CFE compétent est demandée afin de bénéficier d’un numéro SIREN et SIRET. N’exerçant pas d’activité commerciale comme une société en revanche l’immatriculation au RCS n’est pas obligatoire, toutefois, si bureau doit être doté en France d’un compte bancaire, alors le bureau devra posséder un K-Bis : une immatriculation au RCS sera nécessaire comme pour une succursale.
  • Si des salariés sont employés dans le bureau et qu’il n’est pas immatriculé au RCS les formalités déclaratives et le versement des cotisations seront à effectuer par l’employeur ou son représentant en France auprès d’un organisme unique : le Centre National des Firmes Étrangères
  • Si le bureau est immatriculé au RCS et exerce une activité commerciale en employant des salariés, l’URSSAF du lieu d’implantation est compétent.
  • Le bureau doit s’enregistrer auprès du service des impôts des entreprises dont il dépend

Le bureau peut recourir aux services de sociétés de domiciliation ou bien louer un local pour s’implanter.

IV. Le statut fiscal

A. Les impôts sur les bénéfices

Le bureau ne conclue pas de ventes et ne fournit directement aucun services aux clients de la société mère : il ne subit donc aucun impôt sur les bénéfices en France à son nom.

Néanmoins, la société mère étrangère se verra elle imposée sur les bénéfices qu’elle réalise en France au travers de cette structure.

B. La TVA

De manière similaire, ne réalisant aucune vente ou prestation de services en France, il n’y a pas de TVA qui soit applicable aux actes du bureau.

La société étrangère peut demander à se voir remboursée le montant de la TVA ayant grevé l’installation et le financement du bureau.

C. Impôts locaux

La CET n’est pas applicable au bureau du fait qu’il n’exerce pas d’activité économique en tant que tel.

Il doit toutefois s’acquitter de la taxe d’habitation pour les locaux dont il a la jouissance.

D. Taxes assises sur les salaires

Le bureau ayant la possibilité d’employer des salariés il est alors redevable des taxes assises sur les salaires comme :fiscalité bureau de liaison

  • La taxe d’apprentissage
  • La formation professionnelle continue
  • Investissements obligatoires dans la construction

V. Les obligations du bureau de liaison

L’ensemble du personnel, sauf pour les expatriés, relève du régime général des salariés.

Le bureau de liaison est donc soumis aux mêmes obligations sociales que les entreprises du pays où il se trouve implanté.

Conclusion : le bureau de liaison est une structure souple et utile aux entreprises qui souhaitent se développer à l’international. Ce type de structure est plus léger qu’une succursale par exemple.

Toutefois son utilisation doit rester limitée et cantonnée à de la simple représentation. Si le bureau exerce une activité commerciale alors il pourrait être requalifié en succursale, donc un établissement stable, et être soumis aux obligations fiscales, économiques, financières, juridiques de ces structures.

bureau de liaison

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