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L’action en contrefaçon
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L’action en contrefaçon

L’action en contrefaçon permet de sanctionner les atteintes aux droits conférés par les titres de propriété industrielle ou par le droit d’auteur. Le juge sera amené à apprécier l’existence des faits de la contrefaçon. Il va rechercher les ressemblances entre le produit contrefait (l’original) et le produit imité : le produit contrefaisant.

Les monopôles accordés aux titulaires de droit de propriété industrielle leurs permettent d’exploiter ou de faire exploiter leurs titres, mais surtout de faire sanctionner toutes exploitations non autorisées.

Valoxy fait le point pour vous.

Le champ d’application de la contrefaçon

Réalisée dans un but de concurrence et d’appréhension de la clientèle, la contrefaçon permet de créer une confusion entre le produit original et le produit contrefait au détriment de celui qui dispose des droits de propriété intellectuelle.

La contrefaçon s’étend à tous les titres de propriété industrielle et de propriété littéraire et artistique.

Certains comportements ne sont pas considérés comme une contrefaçon, c’est le cas des actes accomplis dans le cadre privé et à des fins non commerciales ou les actes accomplis à titre expérimental sur un objet breveté.

Une protection assurée par la loi du 11 mars 2014

Le droit d’information et le rappel des marchandises contrefaisantes

contrefaçon définition«  Si la demande lui en est faite, le juge peut ordonner, afin de déterminer l’origine et la destination de produits contrefaisants, la production de tout document ou information détenue par la personne poursuivie, ou par toute personne qui se trouve en possession des produits contrefaisants ou intervenant dans le processus de fabrication, de distribution, etc ».

En plus de ce droit à l’information, les produits contrefaisants vont être retirés du marché, et ce, au frais du contrefacteur.

La sanction du contrefacteur

Sanction civile : les dommages et intérêts (D&I)

Pour fixer les D&I, le juge prend en considération :

  • les conséquences économiques négatives de la contrefaçon : le manque à gagner et la perte subie ;
  • le préjudice moral causé à la partie lésée ;
  • les bénéfices réalisés par le contrefacteur y compris les économies d’investissements intellectuel, matériel et promotionnel que celui-ci a retiré de la contrefaçon.

Le juge peut, sur demande de la partie lésée, allouer une somme forfaitaire. Cette somme est forcément supérieure au montant des redevances et droits qui auraient été dûs si le contrefacteur avait demandé l’autorisation pour utiliser les droits.

Sanction contrefaçonD’autres mesures peuvent être mises en œuvre : des mesures provisoires ou conservatoires qui vont permettre de faire cesser les actes de contrefaçon.

Le juge civil peut ordonner, sur requête, toute mesure urgente, que les circonstances exigent pour éviter qu’un préjudice irréparable soit causé ou qu’une augmentation importante du préjudice ne survienne.

Sanction pénale :

À ces sanctions civiles, peuvent s’ajouter des sanctions pénales. La contrefaçon est punie de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende qui peuvent être augmentés quand la personne agit en bande organisée ou quand la pratique porte atteinte à la santé (amende de 750 000 € et 7 ans d’emprisonnement).

Les moyens d’actions des douanes

Il existe une possibilité de retenue des biens en douane. Le titulaire de droit peut demander aux douanes de retenir les produits soupçonnés de contrefaçon.

De plus, le demandeur peut obtenir des douanes, la communication des noms et adresses de l’importateur, du destinataire ou du détenteur.

L’action en contrefaçon permet donc de se prémunir contre l’usage illégal de son titre. Elle assure une protection.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

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